31 Août 2011
Ce mercredi, Mélissa Theuriau présente un nouveau numéro de Zone Interdite : Les
inédits de l'été, dès 20h45 sur M6, sur le thème « Dans les secrets des marchés de l'été ».
Chaque semaine pendant l’été, 13 000 marchés animent les villes de France. Rendez-vous des badauds et des touristes de
passage, ces lieux de convivialité et de bonnes affaires sont parfois aussi des marchés de dupes : faux produits du terroir, escroqueries, contrefaçons… Qui sont ces commerçants ambulants qui
jouent les bonimenteurs ? Entre solidarité et loi de la jungle, nous avons enquêté sur la face cachée des marchés de l’été.
Floriane, 29 ans, mère de famille, vend des vêtements et accessoires pour petits chiens sur la Côte d’Azur.
Pleine d’énergie et d’enthousiasme, elle va vite déchanter. Malgré ses efforts, elle se rend compte que faire les marchés est un métier souvent ingrat et peu rentable...
Valentin, 19 ans, veut gagner sa vie en devenant bonimenteur sur les marchés de Loire Atlantique.
Grâce à son bagou, il espère vendre ses gadgets : balais magiques, ciseaux à 10 lames, raquettes anti-moustiques. Nous avons
partagé ses joies et ses galères...
Vitto, 46 ans, est le chef des placiers du marché de Fréjus. Ancien militaire, c’est lui qui attribue chaque
matin les emplacements et qui gère les conflits entre commerçants. Il nous fait découvrir les codes et les coulisses des marchés de Provence...
Entre forains, c’est souvent la bagarre pour les places, car selon l’endroit, le chiffre d’affaires peut être multiplié par 4
! Alors, certains marchands donnent des pourboires généreux aux placiers. Sous couvert d’anonymat, ils ont accepté de
nous parler de ces pratiques généralisées, mais totalement illégales...
Nous avons enquêté aussi sur les arnaques de certains vendeurs ambulants, qui profitent de la naïveté des touristes pour se
remplir les poches. Gare aux « faux » produits du terroir, comme cette huile d’olive espagnole de qualité médiocre, revendue 4 fois plus cher qu’une huile d’olive de Provence ! Et ce fromage de
brebis ou de Savoie, vendu entre 35 et 50 euros le kilo sur les marchés de Dordogne, alors qu’il a été acheté à bas prix à un grossiste ! Pour tromper le consommateur, tous les moyens sont bons :
étiquettes ambigües, décoration provençale, discours mensongers...
Reportage François-Xavier Dupouy et Elise Richard, Tony Comiti Productions
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Crédit Photo : M6/Stéphane Ruet