23 Janvier 2014
Après vingt-deux ans de bons et loyaux services, Julie Lescaut se prépare à rendre badge et arme. A l'occasion de la diffusion du dernier épisode ce jeudi soir
sur TF1, Véronique Genest revient, avec émotion et nostalgie, sur deux décennies d'amitiés, de joie et de bonheurs.
Je ne garde que de bons souvenirs ! Vingt-deux ans, cela représente une vie avec des naissances, des décès, des joies et des peines. Il y a eu les bonheurs avec Mouss Diouf, et puis après... Comme une famille, nous nous réunissons de temps en temps, et sommes présents les uns pour les autres. Des liens forts se sont noués avec toutes les équipes. Mon habilleuse/costumière, Fanny, travaille avec moi depuis vingt-deux ans, j'ai vu ses enfants naître et grandir... Comme mon coiffeur ou ma maquilleuse, ils font partie de ma vie. Du côté des équipes techniques, Julie Lescaut a aussi fait office d'école car certains, arrivés stagiaires aux tout-débuts de la série sont par exemple devenus directeurs de production ! Cette série avait vraiment un truc particulier : beaucoup de bonne humeur et de rires !
Quelles périodes vous ont le plus marquée ?
La toute première partie de la série, quand les filles de Julie étaient petites m'a beaucoup touchée. Les
épisodes étaient alors un mélange de policier et d'Une famille formidable avec beaucoup d'humeur et d'humour... Puis les filles ont grandi, la vie de Julie a pris un autre
tournant : elle a adopté un petit garçon, rencontré un nouvel homme, avocat comme Paul (François Marthouret), et rejoint un commissariat parisien. Ensuite, j'ai beaucoup aimé la
période à Paris avec la nouvelle équipe, Jean-Charles Chagachbanian et Guillaume Gabriel. Je me suis attachée aux nouveaux personnages, nous avons formé une nouvelle famille !
|

Julie a du mal à faire de la place à une relation amoureuse. Elle dit avoir besoin de légèreté et ne
pas vouloir s'engager...
Je la comprends ! Dans sa vie de femme, elle pense avoir fait le tour des choses et n'a plus envie de
souffrir. Elle en vient à avoir envie de légèreté ! Cet aspect du personnage était très intéressant à jouer car très nouveau chez Julie. Elle a même été tentée par une aventure avec
quelqu'un de beaucoup plus jeune par le passé ! Dans ces derniers épisodes, Julie aura un coup de cœur presque maternel pour Yassin, un gamin qui se laisse aller à quelques bêtises. Il
est joué par Jérémy Corallo, un acteur tellement sympa que nous avons eu envie de retravailler avec lui alors il sera présent dans le dernier film.

Jennifer Lauret, Véronique Genest et Joséphine Serre
Dans Mère et filles, le procureur dit : « parent, un job qu'on rate à tous les coups ».
Etes-vous d'accord avec cela ?
Oui, je suis d'accord avec cette idée car elle n'induit pas un échec. En tant que parent, nous avons une image
idéale de notre rôle et pourtant nous faisons des erreurs. Mais ce mélange d'erreurs fait de nous des individus singuliers. On rate à tous les coups car nous n'incarnons pas l'idéal
rêvé !

Joséphine Serre, Jennifer Lauret et Véronique Genest
Quels liens avez-vous noués avec Jennifer Lauret et Joséphine Serre, les comédiennes incarnant les
filles de Julie ?
Ce sont des liens d'amour presque maternels ! Je les aime comme elles sont, avec leurs qualités comme
leurs défauts. Je les ai vues évoluer avec beaucoup de tendresse. Je les avais choisies avec la réalisatrice Caroline Huppert, et je suis heureuse de ne pas m'être trompée ! Ce sont
deux jeunes femmes très différentes l'une de l'autre et formidables. Entre nous, les choses se font naturellement avec beaucoup de liberté et de facilité et nos scènes tournent presque à
l'improvisation ! Nous avons grandi ensemble. Si Jennifer travaille beaucoup, je regrette que Joséphine, comédienne assez rare, soit sous-employée. Dans ses films, elle est toujours
très juste et intéressante mais ce sont les mystères de ce métier...
Quelle est votre actualité ?
Je viens de terminer un thriller pour la télévision, Meurtre au Pyla. Je suis en train d'écrire mon
livre La folle journée de Julie que je dois rendre fin janvier. Il retrace l'aventure de Julie mais aussi la mienne et révèle mes réflexions sur certains sujets comme la maternité
ou la position de la femme dans la société... J'ai aussi un projet de développement d'un scénario que je pourrai réaliser, des propositions pour le théâtre et pour une nouvelle série dont
le sujet me plaît beaucoup.
Suivez l'actualité médias avec newstele sur twitter, Facebook et
Google+
Interview : Catherine Armagnac
Crédit Photo : TF1/Julien
Cauvin