16 Février 2010
Il y a bien un Français sur le podium du snowboardcross mais c'est celui
qu'on attendait le moins : Tony Ramoin a décroché le bronze, lundi, derrière l'Américain Seth Wescott, tenant du titre, et le Canadien Mike Robertson.
« Tony Ramoin, c'est comme moi en 2006. Le mec insouciant, qui n'a pas de pression ». Médaillé de bronze surprise à Turin, le Pyrénéen Paul-Henri De Le Rue s'est rapidement reconnu en observant
la folle journée de Tony Ramoin. Arrivé à Vancouver comme le petit dernier de l'équipe de France, dans l'ombre de Pierre Vaultier et des frères De Le Rue, le rider d'Isola 2000 s'est fait un nom
et a ouvert son palmarès olympique avec une surprenante médaille de bronze. « Il va se passer des choses d'ici la finale », a-t-il promis à mi-journée après son deuxième run de qualification
(14e). Dans une discipline au parcours tourmenté, où les planches frottent et le coup du sort pointe à sa courbe, Ramoin, 21 ans et aucune finale en Coupe du monde, a tenu sa promesse en évitant
l'erreur fatale qui a coûté cher à beaucoup de favoris.
Sur son snowboard orné d'une citrouille version Halloween, Tony Ramoin s'est finalement offert un superbe cadeau de Noël sur la neige molle de Cypress. Comme dans un rêve, il se retrouve pour sa
première finale au plus haut niveau, entouré par le héros local Mike Robertson et deux Américains, Seth Wescott (champion olympique) et Nate Holland (seul rider à avoir battu Vaultier cet hiver).
Après une erreur de ce dernier, une course propre offre au Français la médaille de bronze, derrière Wescott et Robertson. Après la biathlète Marie Dorin, Tony Ramoin confirme que l'insouciance
est une valeur refuge pour l'équipe de France.
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