22 Août 2010
Ce dimanche, Harry Roselmack présente un nouveau numéro de « Sept à
Huit », dès 18:50
sur TF1. Sommaire :
Une vengeance implacable ? Le 21 avril dernier, le corps de Bertrand Touchard est retrouvé dans la Saône. Ce chauffeur routier de 39 ans, divorcé, père de trois enfants a été assassiné. Sa voiture a disparu. Pour les enquêteurs, une première piste. Elle est rapidement retrouvée, accidentée, avec à son bord deux marginales, Claire Garcia et Nathalie Chatelot. Et cette dernière va passer aux aveux. Elle affirme avoir invité Bertrand Touchard pour un apéritif, l'avoir drogué et frappé à coups de barre de fer et, avec l'aide de sa complice, s'être débarrassés de son corps dans la Saône. Mais alors pourquoi les deux femmes auraient-elles tué un homme qu'elles connaissaient à peine ? Toujours selon Nathalie Chatelot, il s'agirait d'une vengeance. Cet homme l'aurait violée lorsqu'elle était adolescente...28 ans plus tôt ! Mais dit-elle toute la vérité ? Un reportage de Jérôme Dindar et Vincent Delmotte.
Vie de chateau Il réalise un rêve fou : construire le premier vrai château médiéval aux Etats-Unis. Michel Guyot, un Français de 62 ans, qui vit dans le somptueux domaine de Saint
Fargeau, en Bourgogne, est un immense passionné. Il y a quelques semaines, il a lancé l'inauguration de son château médiéval en plein coeur de l'Arkansas. Un projet d'ampleur qui va durer au
moins 20 ans, car il le bâtit avec les outils du 13e siècle... Un reportage d'Elsa Haharfi et Mathias Denizo.
Enfants volés L'affaire a ému le monde entier. Sur l'équivalent chinois du site Internet de vente eBay, une famille vient de déposer une annonce pour
mettre aux enchères sa petite fille, un bébé d'un an et demi, photo à l'appui ! Mise à prix : moins de un euro. Raison invoquée : " Notre famille veut un garçon, la politique de l'enfant unique nous en empêche, alors nous avons décidé
de vendre la petite fille ". Dans cette Chine au milliard et demi d'habitants, les familles n'ont droit qu'à
un enfant, sous peine d'être lourdement taxées. Alors, on préfère de loin accoucher d'un garçon. Dans les campagnes notamment, les fils assurent traditionnellement les vieux jours de leurs
parents tandis que les filles, une fois mariées, appartiennent à leur belle famille. Un proverbe chinois dit même : " Il vaut mieux un garçon infirme que huit filles
valides ".
En conséquence, des trafiquants d'enfants n'hésitent pas à voler des petits garçons, pour les revendre à des familles sans
fils. Il y aurait ainsi chaque année 70 000 garçons volés, soit 200 par jour ! Sun, Gao et sa
femme Yini, ou encore Cuiping, tous, mères et pères d'enfants volés qui, désespérés, se mobilisent, collent des affiches, organisent des manifestations... Mais aussi Gensheng qui, lui, a acheté
un petit garçon, 6000 euros, et en parle pour la première fois. En théorie, le trafic d'enfants est passible de la peine de mort mais dans la pratique, la police chinoise ne fait pas grand-chose
pour arrêter les coupables. Ici, les autorités ne souhaitent surtout pas ébruiter un sujet qui ternit l'image du pays. Pire : ce sont les parents d'enfants volés qui sont traqués par la
police politique, qui fait tout pour les décourager, allant jusqu'à les surveiller à leur domicile et les emmener devant nos yeux. Une enquête édifiante de Marie Szal et Philippe Auderny sur un trafic humain qui dérange...
L'éléctron libre Comique, acteur et réalisateur, Albert Dupontel s'est depuis longtemps fait remarquer par sa différence. Antisystème, radical exacerbé,
agité, il ne cesse de déstabiliser. Les films auxquels il participe passent rarement inaperçus, on se souvient de " Bernie " ou encore " Irréversible " qui ont suscité de
violentes critiques. Peu importe, s'il gravite systématiquement du côté de la réaction, il assume ses choix et ce qu'il est. Il se plaît à surprendre en s'improvisant, tour à tour, président de
la République ou SDF délirant. Albert Dupontel semble être attiré par des rôles où l'on ne l'attend pas, pour preuve le dernier film en date. Dans " Le bruit des glaçons " de
Bertrand Blier, il incarne le cancer de Jean Dujardin, encore un rôle très insolite tout à fait compatible avec le côté décalé du personnage. Dans un entretien accordé à Thierry Demaizière, il parle de l'homme qu'il est. Misanthrope, angoissé, agoraphobe, il parle aussi
de son hypersensibilité et de son incapacité au bonheur. Conscient de ses frustrations et névroses, il tient aussi à parler de son père avec une fragilité surprenante. C'est le portrait de la
semaine par Thierry Demaizière.
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Crédit Photo : TF1/C.Chevalin