19 Janvier 2013
La rédaction de TF1 propose ce samedi à 13h25 sur TF1 le magazine Reportages, présentée par Claire Chazal. Sommaire
13h25 - Rendez-vous chez "Ma Tante" Un reportage de Delphine Kluzek, Guillaume Lhotellier & Jérôme Alexandre.
Une petite montre, un collier, un robot ménager, un sac de marque, une "croûte" ou un tableau de maître.... Le Crédit Municipal prête de l'argent aux Français depuis 400 ans. Mais, depuis quelques années, les emprunteurs sont de plus en plus nombreux à pousser sa porte pour quelques euros. Prêts sur gages mais aussi micro-crédit.... "Ma Tante" ouvre aussi ses portes à ceux à qui les banques ont dit non.
A 75 ans, Josette est l'une des plus anciennes clientes du Crédit Municipal de Bordeaux. Tous les mois, cette aide-soignante
à la retraite y gage quelques bijoux pour arrondir ses fins de mois " Sans mes bijoux, confie-t-elle, je me sens nue. Mais aujourd'hui je ne porte plus que du toc. Tous mes bijoux précieux, je
les ai gagés. C'est pratique : on a l'argent tout de suite et ça permet de faire les courses jusqu'à ce que je touche ma retraite". Depuis le début de la crise, les guichets de prêt sur gage ne désemplissent pas : 700 personnes par jour à Paris en
moyenne: c'est 50% de plus qu'il y a 5 ans.
Max, 27 ans de maison au Crédit Municipal de Bordeaux, a vu la clientèle évoluer de manière frappante. "Aujourd'hui, raconte-t-il on voit des étudiants, des salariés, et même des
entrepreneurs à qui les banques ne prêtent plus. Les gens croient souvent avoir une fortune et quand on expertise l'objet, on se rend compte que ça ne vaut pas grand-chose. Parfois on prête
seulement 10 euros pour ne pas les laisser repartir sans rien".
Et pour ceux qui n'ont rien à gager ? Le Crédit Municipal a mis en place un système de micro-crédit : 300 à 10 000 euros, prêtés à ceux à qui les banques ne prêtent jamais. De quoi acheter une
voiture, ou monter un commerce, en fonction des besoins. C'est ce qui a permis à Corinne et Auguste, 45 ans tous les deux, de sortir la tête de l'eau. Ils se sont connus au collège à 15 ans, et
se sont retrouvés 30 ans plus tard, après une grave maladie qui les a privés de travail. Ils décident d'ouvrir ensemble une épicerie portugaise et démarchent une dizaine de banques pour obtenir
un prêt. "On nous a ri au nez partout, raconte Corinne, avec notre dossier médical, personne ne voulait nous prêter, on croyait qu'on ne s'en sortirait jamais". Au Crédit Municipal, ils
ont obtenu un prêt à taux zéro et ont depuis ouvert leur épicerie. "On se croyait foutus, confie Auguste, et là, on a donné un énorme coup de pied au destin, on a montré qu'on était encore
vivants".
14h05 - Explorateurs de saveurs Un reportage d'Alexandra Jousset, Célia Londos.
Topinambours, chervis, capucines tubéreuses... Autant de drôles de noms qui évoquent le passé, les légumes de nos grands-parents, abandonnés après la guerre. Aujourd'hui, ils refleurissent dans nos assiettes. Des milliers de français cherchent à retrouver leurs racines, à faire renaître de nouveaux goûts, à sortir des sentiers battus et des saveurs imposées.
"Ca ressemble à quoi ton truc ?". Le dimanche pour Laurent Bourrichon, c'est le jour consacré à ses copains et à son potager. Conducteur de tram la semaine, il s'est découvert un nouveau passe-temps : le jardinage. Mais ce qu'il aime cultiver ce sont les légumes oubliés. Au dîner, tout le monde est rassemblé autour de la table. Mélange entre poire de terre et chocolat, c'est bon, les parents et les enfants aiment, Laurent a réussi à faire partager sa passion. Tout le monde trinque "Aux nouveaux anciens légumes".
Xavier Mathias est expert en légumes oubliés. Maraîcher bio dans l'Indre et Loire, il fait pousser plus de 600 variétés de plantes ! Aujourd'hui il propose une surprise à Pauline Niatel qui vient lui rendre visite toutes les semaines "aujourd'hui ça sera les chervis". Une plante que Xavier tente de cultiver depuis trois ans : "Ca c'est un légume vraiment oublié, il était cultivé jusqu'au XVIIème siècle, et c'est un des seuls légumes racines qui était servi sur des tables royales".
14h35 - Fourrière... touche pas à mon auto
! Un reportage de Pauline Liétar, Aurélien Chapalain, Cédric Fouré, Xavier Puyperoux (T.
Comiti Productions)
Coups de klaxon, noms d'oiseaux et crises de nerfs... tous les jours à Paris les automobilistes s'arrachent les cheveux. Passages piétons, portes cochères, places de livraison ou réservées aux handicapés, ils sont excédés, découragés et garent leur auto n'importe où. Oubliés les piétons et le code de la route... La police, elle, ne les oublie pas et les "grues" des fourrières tournent à plein régime.
"Tu crois que tu me fais peur ?... Tu me menaces pas. Demain je suis là à 8 heures", "10 secondes, je l'ai posée", "Même 5 secondes, vous parlez correctement, c'est tout !". Scène banale entre employés de la fourrière et un automobiliste. A Paris, comme dans beaucoup de grandes villes de France se garer tient du miracle, les incivilités se multiplient et du coup, les grues de la fourrière travaillent 24 heures sur 24.
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Crédit Photo : TF1