9 Janvier 2010
La rédaction de TF1 propose ce samedi à 13h35 sur TF1 le magazine « Reportages » sur le thème : « Paroles de Juges ». Un reportage de Anne Richard, Jérôme
Pavlovsky, Marc Saint-Sauve.
Affaires criminelles ou petits délits. A chaque condamné sa peine et un juge pour veiller à ce qu'elle soit appliquée. Permissions de sortir, libération anticipée, travail d'intérêt général ou
bracelet électronique... Prendre le risque de la liberté ? Chaque jour, les juges d'application des peines sont amenés à se poser la question et à éventuellement rouvrir la porte vers
la liberté et la société. Prison de Melun. Pascale Bruston est juge d'application des peines. Jean-Baptiste qui souhaite une permission de sortir est incarcéré depuis 9 ans et purge une peine de
15 ans de prison pour meurtre. Avant de rendre son jugement, Pascale Bruston s'entoure de garanties et recueille tous les avis : celui du procureur, du personnel de la prison et de la
conseillère d'insertion. Après avis favorables, elle lui accorde une permission de trois jours. Dans deux mois, Jean-Baptiste aura son week-end de liberté.
En prenant cette décision, la juge cherche à préparer la sortie du condamné. Prendre le risque de la liberté, c'est la tâche quotidienne des 350 juges d'application des peines en France. Ancienne
juge des enfants, Pascale Bruston s'occupe depuis 10 ans du destin des 300 détenus de la prison de Melun. Ce matin, elle déplace tout un tribunal à la prison pour entendre 14 détenus qui ont fait
une demande de liberté conditionnelle. La procureure est là pour représenter les intérêts des victimes.
Vincent Castelli s'occupe lui de 1200 condamnés qui purgent leur peine en milieu ouvert. Marc, 24 ans, a un projet de formation professionnelle. "Je vais essayer de lui éviter l'incarcération.
Parce que je crois qu'il vaut mieux quelqu'un qui va se réinsérer plutôt qu'avoir une personne détenue pendant quelques mois." Chaque année, plus de 50.000 personnes profitent de ces peines
alternatives. Gilles Claver est souvent amené à " recadrer " des délinquants qui oublient leurs obligations et à " appliquer le droit un peu comme de la médecine."
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Crédit Photo : TF1/DR