19 Septembre 2012
L'exécutif est tenaillé entre défense de la liberté d'expression et condamnation d'un "excès" après la publication mercredi par le journal Charlie Hebdo de caricatures du prophète Mahomet, dans un contexte de violences dans le monde provoquées par un film islamophobe.
Interrogé mercredi sur RTL suite à la publication de ces caricatures, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a observé: "Nous sommes dans un pays où la liberté d'expression est garantie, la liberté de caricature aussi (...) Si vraiment des personnes se sentent heurtées dans leurs convictions et pensent qu'il y a eu dépassement du droit - nous sommes dans un Etat de droit, cet Etat de droit doit être totalement respecté -, elles peuvent saisir les tribunaux. Evoquant les "éléments de contexte", Jean-Marc Ayrault a jugé qu'il était de la "responsabilité de ceux qui dirigent ce journal de décider de faire ou ne pas faire".
Le Conseil français du culte musulman (CFCM), organe représentatif des
différents courants musulmans en France, a condamné "avec la plus grande vigueur ce nouvel acte islamophobe qui vise à offenser délibérément les sentiments des musulmans", tout en lançant "un
appel pressant aux musulmans de France à ne pas céder à la provocation".
Le site internet de l'hebdomadaire était inaccessible mercredi matin pour des raisons encore inconnues, et sa page Facebook
était submergée de commentaires, positifs ou négatifs.
Suivez l'actualité médias avec newstele sur twitter et Facebook
Avec AFP
et RTL
Photo : Une de Charlie Hebdo du mercredi 19 septembre 2012