17 Septembre 2010
France 4 propose ce soir à 20h45 un documentaire inédit sur les fesses intitulé Les deux font la paire une hisoire
de fesses d'Anne-Sophie Levy Chambon .
Il paraît que c’est ce que les hommes regardent en premier chez une femme et – il va falloir s’y faire –, les femmes chez un
homme et – allez, balançons tout – les hommes chez un homme, les femmes chez une femme… Bref, tout le monde regarde les fesses de tout le monde. Objet de désir et d’admiration (celles des
autres), sujet d’inquiétude (les nôtres), les fesses font tourner le monde. Pas étonnant puisque, expliquent les
scientifiques, elles sont le « propre » (si l'on ose dire) de l’homme (bon, avec son cerveau, quand même).
Même notre cousine proche, Nénette, la femelle orangoutang du Jardin des plantes, a le postérieur désespérément osseux et
plat. Avec l’acquisition de la station debout et de la bipédie permanente, nos ancêtres se sont vus pourvus d’une belle paire de miches, résultat du développement de leur muscle
fessier.
Autre conséquence notable : les organes génitaux, jadis exposés à tous les regards, se sont réfugiés dans l’entrejambe. Les
fesses, divin subterfuge de la pudeur humaine !
Les fesses gouvernent donc une bonne part de notre imaginaire, et ça ne date pas d’hier. Mais c’est là que ça se
complique.
Cro-Magnon, disons-le tout net, vénérait les (très) gros culs, gages de fécondité. A Abidjan, fesses plates, passez votre
chemin : ici, on aime le beau baraba, le popotin bien rebondi. A Paris, Londres, New York…, on est nettement plus schizo. On fait les chochottes, la fesse idéale, imposée comme un diktat par la
pub, y est petite et rondelette. Et les anthropomètres : notre fesse-étalon est un mythe, statistiquement, elle n’existe qu’à la marge. De quoi redonner espoir et fierté à tous les séants, culs,
postères, croupes, popotins, pétards… du monde entier.
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Crédit Photo
: France 4/Liberté de la fesse