4 Avril 2013
Depuis la mort du candidat Gérald Babin, le 22 mars dernier en plein tournage du premier
épisode de la saison 16 de Koh-Lanta, le suicide du médecin du programme quelques
jours après menace l'existence même du jeu. Alors que l'enquête suit son cours, à chaque jour sa révélation...
Le témoignage de Denis Brogniart, qui, jeudi sort du silence pour la première fois depuis le drame, pourrait éclaircir les zones d'ombre qui entourent la mort de Babin. Dans un communiqué sur le site de TF1, l'animateur phare de la première chaîne de France justifie tout d'abord son mutisme. "Si je n'ai pas pris la parole (...) C'est pour respecter la douleur et le deuil de sa famille (...) Ce sont des gens d'une rare dignité que j'ai appris à connaître lorsqu'ils sont venus au Cambodge se recueillir auprès de leur fils" explique-t-il, ajoutant qu'"à cette occasion d'ailleurs, ils ont pu rencontrer le Dr Costa et lui poser toutes les questions". Denis Brogniart revient ensuite sur son propre chagrin. "J'ai été dévasté par cet événement et la mort brutale de Thierry Costa n'a fait que renforcer cette douleur (...) Gérald ne laissait personne indifférent. Son sourire communicatif, sa gentillesse et sa prévenance m'ont marqué, tout comme sa belle histoire d'amour avec sa compagne" écrit-il avant de donner sa propre version de l'histoire, qui dédouane le médecin. "Depuis sa disparition, des propos anonymes ou publics, ont porté des accusations graves sur l'organisation des secours et ont mis en cause le travail du Docteur Costa, sa réactivité et son éthique. Thierry a exercé son métier avec un grand professionnalisme. Selon moi, tout a été mis en oeuvre pour que Gérald soit pris en charge dans les meilleures conditions. Au-delà de la colère que je ressens contre ces allégations destructrices, je suis aujourd'hui aux contacts des familles de Gérald et Thierry".
L'animateur de Koh-Lanta rend enfin hommage au "grand médecin" qu'était ce dernier et tente d'expliquer son geste désespéré. "Il incarnait la joie de vivre. Il était depuis 3 ans mon complice de sport, mon partenaire de course pied. C'est à lui que j'aimais me confier (...) Il était mon ami, un homme qui faisait l'unanimité auprès des aventuriers et des membres de la production. La médecine était sa vocation, sa raison de vivre. Voilà pourquoi il n'a pas supporté qu'on le salisse, qu'on mette en doute ses compétences et son engagement". Et de conclure : "Je ne souhaite qu'une chose, que l'enquête préliminaire se déroule dans la sérénité et (...) que la vérité soit dite".
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Crédit Photo : TF1