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Karine Lemarchand : « J’espère que des vocations vont naître »

Espoir de l'année M6Ce soir M6 propose un nouveau rendez-vous intitulé L'Espoir de l'année, (Voir notre article) une émission produite par Fremantle Media. Ils ont entre 16 et 25 ans, Ils sont bouchers, coiffeurs, pâtissiers, fleuristes, esthéticiennes. Ils ne viennent pas pour être riches ou célèbres. Ils veulent être reconnus comme les meilleurs de leur profession ! L’Espoir de l’année part à la recherche de celui ou celle qui incarne le mieux les valeurs de l’artisanat dans sa profession. Karine Lemarchand nous en dit plus...

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à l’émission ?
Je savais que M6 s’apprêtait à lancer cette production et j’ai dit à Bibiane Godfroid que j’aimerais l’animer. Je trouvais passionnant de faire une émission qui porte les valeurs d’excellence et de savoir-faire de ces métiers de l’artisanat qui sont trop peu valorisés à mon sens. Je suis originaire d’une famille d’artisans : mon grand-père était Meilleur Ouvrier de France en gravure, mon oncle est lui aussi graveur. Mon enfance a été bercée par les réunions et les concours d’artisans. J’ai toujours aimé cet univers et ses valeurs : la patience et la minutie nécessaires, la fierté du travail bien fait. L’artisanat est un des secteurs de l’économie qui recrute et offre des débouchés aux jeunes. Il est important de le montrer. En outre, aujourd’hui, il faut arrêter de penser qu’on devient artisan parce qu’on n’est pas bon à l’école ! Les candidats qui postulent à “L’Espoir de l’année” ne viennent pas pour gagner de l’argent, ils participent pour gagner un titre honorifique et montrer aux téléspectateurs qu’on devient artisan avant tout par passion.

 

Quelle image aviez-vous de l’artisanat avant de débuter le tournage ?
J’ai l’image de mon grand-père qui travaillait sur son établi, de ma grand-mère qui faisait les comptes le soir et allait livrer les clients, de relations humaines fortes, de la fierté d’appartenir à un groupe et d’être garant de l’esprit de compagnonnage… mais aussi de la peur de manquer car rien n’est jamais acquis dans l’artisanat. 

 

En quoi “l’Espoir de l’année” peut-il plaire au grand public ? Pensez-vous que ce programme puisse susciter des vocations ?
Il y a beaucoup de facteurs qui peuvent passionner les téléspectateurs. Dans un premier temps, bien évidemment la passion et l’envie que mettent les jeunes dans le concours et dans l’exercice de leur métier.  Ensuite, la tendresse, l’émotion et l’empathie des jurés, qui sont tous des professionnels reconnus, face à ces jeunes artisans. Nous ne sommes pas dans un concours où le but est d’humilier ou rabaisser le candidat, nous sommes dans le transfert de savoir-faire, dans l’authenticité, dans la proximité. J’espère que des vocations vont naître après la diffusion de “L’Espoir de l’année” parce que cela signifiera que le message véhiculé par le programme était bon.

 

Quelles sont les qualités nécessaires que vous avez découvertes chez les artisans ? Que retenez-vous des tournages de “l’Espoir de l’année” ?
Ce qui est étonnant, c’est que chaque corps de métier attire certains types de caractères. Les personnalités des bouchers n’ont rien à voir avec les personnalités des coiffeurs ou des pâtissiers. Le fait de travailler seul devant un établi attire des jeunes différents de ceux qui recherchent plutôt un travail en équipe ou unéchange permanent avec la clientèle. J’ai découvert plein de choses sur les métiers durant les tournages :être pâtissier, ça requiert une minutie et une anticipation incroyables, tout est écrit à la seconde près, à la température près. En ce qui concerne la boucherie qui m’apparaissait un peu rustre, j’ai croisé sur le tournage de vrais artistes qui se passionnent pour la sélection du meilleur produit, qui savent le sublimer, ont une réflexion sur la cuisson en amont et surtout une vraie qualité de conseil. Les métiers de l’artisanat sont des métiers d’excellence qui nécessitent des années d’apprentissage et de spécialisation. On ne devient pas un bon artisan par hasard ! La transmission du savoir-faire par leur maître d’apprentissage est essentielle, il y a un lien incroyable entre eux : beaucoup d’implication, de respect, d’émotion et de fierté.

 

Si vous deviez exercer un métier artisanal, quel serait-il ?
Ce serait un métier où on est en contact avec la clientèle, c’est évident : j’aime échanger et j’adore papoter avec les gens… et puis ce serait un métier où j’aurais le résultat assez rapidement, parce que je ne suis pas très patiente ! Parmi les 5 métiers, ce serait sans doute la coiffure.

 

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Interview : M6
Crédit Photo : M6/Pascalito

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