13 Mars 2010
Dans un communiqué, France
Télévisions affirme qu'elle « mettra tout en oeuvre pour limiter les perturbations afin que les téléspectateurs puissent bénéficier, dans les meilleures conditions, du travail
d'information de l'ensemble des rédactions du service public ». La CGT, majoritaire, a déposé un
préavis de grève reconductible à compter de samedi soir à minuit après l'échec des négociations sur la renégociation des conventions collectives pour les 11.000 salariés de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO). Aucune nouvelle réunion n'était prévue entre la direction et la CGT ce samedi.
La direction « regrette cette situation mais estime qu'un certain nombre de revendications formulées dans le préavis de grève ne peuvent pas faire l'objet d'un compromis ». « Le remplacement
systématique des départs à la retraite ou encore le report du calendrier des négociations au-delà de la date du 7 juin, fixée par la loi, ne sont pas envisageables », poursuit-elle, en appelant «
toutes les organisations syndicales à poursuivre sereinement la négociation ».
Direction et syndicats ont entamé en janvier des négociations pour une nouvelle convention collective, qui doivent aboutir avant le 7 juin. Cette nouvelle convention entre dans le cadre de la loi
réformant l'audiovisuel public qui a transformé France Télévisions, auparavant constituée d'une quarantaine de sociétés, en une entreprise
commune. Les négociations ont bloqué vendredi notamment sur la demande de la CGT de revenir sur
la « généralisation du forfait jour », considérée par le syndicat comme « une remise en cause des 35 heures ».
En mars 2008, un prévis de grève avait déjà menacé la couverture des élections municipales sur les antennes du groupe public. La soirée s'était déroulée normalement mais il avait été précisé à
l'antenne que l'émission avait été réalisée notamment par du personnel gréviste.
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Avec l'AFP
Crédit Photo : Francetélévisions