18 Juin 2012
Ségolène Royal a annoncé dimanche quinze minutes avant 20h00 sa défaite à La Rochelle en direct sur les télévisions, violant ainsi l'embargo sur la publication des résultats électoraux.
"C'est un député de droite qui est élu" a-t-elle déclaré à propos de son rival, le dissident PS Olivier Falorni, dénonçant une "trahison politique".
Paradoxe : les télévisions ont diffusé en direct sa déclaration alors qu'elles s'interdisaient encore de divulguer les estimations des instituts de sondage. "Nous sommes dans une situation totalement inédite", s'est exclamé sur France 2 David Pujadas, comme le constataient aussi les commentateurs des autres chaînes. L'allocution de Ségolène Royal a en effet été diffusée par l'ensemble des chaînes ayant programmé une soirée électorale – à l'exception de BFMTV.
Le CSA clément
Le CSA devait ainsi se pencher sur cette affaire ce lundi, rapporte Le Figaro. Cependant, Ségolène Royal, comme les chaînes de télévision devraient bénéficier d'une certaine clémence, notamment parce que l'intervention était tardive, après la fermeture des bureaux de vote à La Rochelle, et qu'aucune influence sur le reste du scrutin n'aurait pu être crainte. « Nous ne sommes pas dans la situation du 10 mai où Jean-Luc Mélenchon était intervenu dès 13 heures alors qu'il lui était totalement interdit de s'exprimer. Les dommages ne sont pas comparables », explique-t-on ainsi au CSA.
Quant à Ségolène Royal, elle pourrait être poursuivie par la Commission de contrôle de la campagne électorale, voire le procureur de la République, et risque l'inéligibilité ainsi qu'une amende de 75.000 euros pour avoir violé le code électoral.
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Crédit
Photo : Sipa