31 Octobre 2011
M6 proposera le lundi 21 novembre 2011 à
22h45 un nouveau numéro de Coupable, Non Coupable présenté par Nathalie Renoux. Magazine documentaire de justice, « Coupable Non
Coupable » revient sur une affaire criminelle en suivant les coulisses, jour après jour, d’un procès d’assises.
En novembre 2010, Coupable, Non Coupable a installé ses caméras pendant 1 semaine jours à Saint-Omer dans le Pas de Calais, pour suivre le procès de Béatrice Maris, une employée de restauration de 64 ans. Elle est accusée d’avoir tué la femme de son ex-mari. Les débats vont durer cinq jours. Jour après jour, nous vous raconterons ce qui se dit dans la salle d’audiences, afin que vous puissiez, comme les 9 jurés, vous forger votre intime conviction, et cela jusqu’au verdict.
Rappel des faits.
Monique Lejeune, 53 ans, a été découverte sans
vie, chez elle à Coulogne (Pas-de-Calais), le 8 février 2003. Elle avait été tuée la veille au soir avec une brutalité inouïe. Son corps était
transpercé de 58 coups de couteau, dont 11 avaient perforé le thorax. Le 17 mars suivant, les enquêteurs entendaient Béatrice
Matis, 58 ans à l’époque, divorcée du mari de la victime, avec lequel elle avait eu cinq enfants. Elle affirmait que le soir des faits, elle se trouvait à son domicile. Rien ne permettait alors de mettre
sa parole en doute. Mais voilà que dix jours plus tard, Mme Matis revient à la police et admet que le 7 février, elle a
rencontré Monique Lejeune pour s’entendre avec elle sur les conditions d’une future réunion familiale. Mme Lejeune l’aurait quelque peu
éconduite et, en la raccompagnant à sa porte, elle aurait glissé, se serait rattrapée machinalement au poignet de sa visiteuse, lui occasionnant
une griffure assez profonde. De fait, un ADN a été isolé sous ses ongles. Béatrice Matis fait à présent figure de suspecte. Car son
ADN est celui qui a été retrouvé sur le cadavre. Seulement elle nie farouchement avoir tué l’épouse de son ex-mari. Elle est pourtant mise en examen
pour meurtre et incarcérée.
C’est dans le fourgon qui la conduit à la maison
d’arrêt que, de manière surprenante, elle passe aux aveux devant les policiers qui l’escortent. Aveux promptement rétractés
par la suite ; l’intéressée affirmant qu’elle
a été l’objet de pressions de la police Le
profil psychologique de l’accusée, parfaitement normal selon les experts, ne cadre pas avec la sauvagerie du crime. La voiture de Béatrice Matis a été
examinée à la loupe : aucune trace de l’ADN de la victime n’y a été décelée, alors que le meurtre a
occasionné d’importants épanchements sanguins qui ont certainement souillé les effets du ou de la coupable. Par ailleurs, il semble que le cadavre de la victime ait été déplacé après le meurtre ; or, la corpulence modeste
de l’accusée est a priori incompatible avec cette manipulation, la victime étant beaucoup plus lourde qu’elle.
Enfin, rapporte Me Dupond-Moretti, un témoin a surpris, dans des conditions rocambolesques qu’il appartiendra à la cour d’assises d’apprécier, une conversation téléphonique entre deux femmes se concertant pour trouver « un alibi » à un proche de la victime, relevant qu’il convenait de « laver son linge ». La cour d’assises d’Albi doit une nouvelle fois éplucher tout le dossier, démêler le vrai du faux et rendre son verdict : Coupable ? Ou non coupable ?
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Crédit Photo : M6