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Catherine Marchal : "Investie de la même missions"

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Après un long séjour à l'hôpital, Léa Legrand a repris sa place à la tête de la PJ. Marquée par son passé commun avec Yach et Constantine, elle garde une certaine affection pour les deux hommes. Catherine Marchal reprend le rôle de cette femme de pouvoir évoluant dans un milieu d'hommes.

Qu'est-ce qui vous a poussée à poursuivre l'aventure Flics ?

La saison 1 avait créé l'enthousiasme du public et la reconnaissancede la profession. J'avais hâte d'entamer la deuxième saison. C'est vraiment une chance d'y participer.


Que s'est-il passé dans la vie de Léa Legrand ?

Elle sort d'une longue traversée du désert après quasiment deux ans d'hospitalisation. Comme tous ceux qui ont frôlé la mort, elle a changé psychologiquement et remet un peu sa vie en question. Dans cette deuxième saison, Léa est plus humaine et moins dure. Elle se laisse attendrir par ses sentiments et accepte de se faire séduire par la gent masculine.


Comment se sent-elle à son retour au 36 ?

Quand elle reprend sa place à la tête de la PJ., ses équipes ont été complètement déstructurées mais Léa se sent toujours investie de la même mission : faire en sorte que le 36 soit une police efficace et fournisse du bon travail. Humainement, elle n'est plus en osmose totale avec l'évolution prise par la brigade mais elle continue coûte que coûte sa mission en tentant de s'adapter.


Femme dans un milieu d'hommes, doit-elle d'autant plus se battre pour imposer son autorité ?

Le personnage de Léa existe réellement. Pour l'interpréter, je me suis toujours inspirée de Danielle Thiéry, première femme commissaire divisionnaire qui, en tant que patronne, était respectée comme un homme. Généralement, quand les femmes se mettent à diriger, elles le font avec encore plus de poigne que certains hommes. Le fait que Léa accède à un tel poste lui donne une assise et une autorité naturelle qui provoquent le profond respect de ses collègues.


Que représente pour elle la sortie de prison de Yach ?

Elle est touchée par ce qu'il a vécu mais elle doit s'attacher à accomplir sa mission au 36. Ils ont été copains d'enfance et elle éprouve beaucoup de respect pour le flic qu'il a été. Elle souhaite l'aider à vivre le mieux possible mais elle ne veut pas aller jusqu'à le couvrir dans l'illégalité.


Comment se sont passées les retrouvailles avec l'équipe du film ?

J'ai retrouvé avec plaisir mes principaux acolytes de la première saison : Frédéric Diefenthal, Yann Sundberg et Gwendoline Hamon. Nous ne nous étions pas ou peu croisés pendant 3 ans mais dès le début du tournage, nous avions l'impression de nous être quittés la veille. J'étais ravie de retrouver Guy Lecluyse, un ami cher que je vois souvent en dehors des plateaux. Il interprète un très joli personnage. Le casting de cette deuxième saison est tout aussi excellent que celui de la première. Je suis entourée d'acteurs formidables que l'on voit peu à la télévision. Il y a vraiment une grande qualité de jeu dans cette deuxième saison.


Votre mari, Olivier Marchal, rejoint également le casting...

Olivier travaille énormément et parfois la seule façon de le voir est de tourner avec lui ! Le gros désavantage de ce tournage est que nous n'avons eu aucune scène en commun. On ne s'est donc pas beaucoup croisés sur Flics. Nous nous sommes vus uniquement pour les lectures et pour la fête de fin de film.


Thierry Petit remplace Nicolas Cuche à la réalisation. Aviez-vous déjà travaillé ensemble ?

Jamais mais nous avons eu un excellent contact. Il est très humain, accessible et humble. Il a essayé de conserver l'esprit de la série tout en apportant quelque chose de différent. La cohérence vient aussi de l'écriture. Simon Jablonka a réussi à créer du suspense, de l'émotion et de l'humanité tout au long des quatre épisodes. Il a fait un excellent travail. Créer une suite n'était pas évident, il fallait trouver quelque chose d'original et de crédible. J'ai vraiment été happée par l'histoire, elle est plus forte que tout dans cette saison 2. Nous avons remporté un beau prix au Festival de la Rochelle, j'espère que cela donnera à tout le monde l'envie de continuer et de faire une troisième saison.


> Catherine Marchal participera au premier long métrage d'Alain Minier Un p'tit gars de Ménilmontant avec Olivier Marchal.


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Interview : Karelle BOURGUEIL
Crédit Photo : TF1/Gerard Bedeau

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