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Newstele

A.Sublet : "je suis comme une petite fille, je prépare mon cartable !"

C-a-vous.JPGDopée par les excellentes audiences de « C à vous », Alessandra Sublet aborde sa deuxième saison avec enthousiasme. Le temps d’une soirée exceptionnelle en direct, elle accueille ses « collègues » de France 5. Depuis son lieu de vacances, l’animatrice est revenue sur les temps forts de la première saison du magazine et a évoqué sa rentrée, notamment le nouveau rendez-vous quotidien « C à vous, la suite ».

 

Vous animerez le 6 septembre, en prime time et en direct, C la rentrée, une émission spéciale avec une grande partie des animateurs de France 5. Quel en sera le principe ?
 Nous recevrons les animateurs qui incarnent les magazines de la chaîne. Pour faire connaître la très belle collection Empreintes, on va essayer d’avoir sur le plateau des réalisateurs et des personnalités à l’honneur dans les portraits. On va demander à François Busnel, qui recevra des invités prestigieux dans La Grande Librairie à la rentrée, de venir avec l'un d'eux. L’objectif est d’élargir un peu le spectre et de faire un grand dîner en famille, comme on l’avait fait pour les 15 ans de France 5.

Quels sont les aménagements de cette rentrée ? 

 Il y aura des petites nouveautés dans le conducteur de l’émission. Du côté des chroniqueurs, Nathalie Lévy a quitté l’équipe. Elle voulait se concentrer sur le « hard news ». Sinon, comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouvera la même bande, avec peut-être un chroniqueur en plus…

En cuisine, du nouveau en perspective ?

Julie Andrieu et Babette de Rozières seront toujours là en alternance, mais de temps en temps, comme on l’a déjà fait cette année, nous proposerons des semaines thématiques avec des chefs de différentes régions ou des semaines cuisine du monde.

La nouveauté de cette rentrée, c’est C à vous la suite*, chaque soir à 20h25, où vous reviendrez à l’antenne pour une dizaine de minutes…
On avait déjà testé ce prolongement avant l’été, ça permettait d’aérer un peu l’émission. On souhaitait juste s’accorder un peu plus de temps pour l’interview de l’invité. Quand Laurent Voulzy, par exemple, commence un bœuf à la guitare, c’est un peu frustrant pour les téléspectateurs qu’il soit coupé au bout de trente secondes. On enregistrera donc dans les conditions du direct ce qui se passe sur le plateau après la fin de C à vous. C à vous la suite*, ce sera un peu le dessert !

« Le direct me stimule », disiez-vous l’an dernier… Au bout d’un an, cette excitation du direct est-elle intacte ?
Et comment ! Evidemment que c’est un gros barnum d'avoir une vingtaine de personnes sur le plateau qui vont et viennent comme dans l’émission spéciale rentrée, mais la télévision est un média formidable pour ça et je remercie France 5 de nous donner cette liberté. Je suis sûre que les gens ne prendraient pas le même plaisir à regarder C à vous si l’émission était enregistrée. La spontanéité de mes remarques et de celles de mes invités ne serait pas la même. Certes, ça demande un gros travail, mais ça paie auprès de nos téléspectateurs, donc je me moque de travailler tant que je récolte les fruits de ce que je sème. Ce qui est fou, c’est que je ne connaissais pas un seul chroniqueur avant le lancement de C à vous, et que cette équipe s’est entendue à l’antenne en un rien de temps. Je tiens à remercier Philippe Vilamitjana et je salue son courage de nous avoir laissé notre chance.


Après les belles audiences de l’émission pendant l’année écoulée, la pression sur vos épaules doit être moins forte pour cette rentrée…
Quoi que je fasse, je ne me repose jamais sur mes acquis, mais j’aborde cette rentrée avec autant d’envie que l’an dernier, parce que le nouveau challenge va être de consolider ce qu’on a construit. Cette fois, on ne nous attendra pas au tournant par rapport à nos compétences professionnelles, mais par rapport à la pérennité du concept.

Quel est votre meilleur souvenir de la saison passée ?

La dernière émission, avec Florence Foresti. C’était un mélange d’humour et d’émotion, un peu comme quand on se quitte à l’école avant les vacances et qu’on a un pincement au cœur. Là, avec l’échéance du retour à l’antenne qui approche, je suis comme une petite fille, je prépare mon cartable (rires) !

Quel est le cadeau offert par un invité qui vous a le plus touchée ?
Lambert Wilson m’a offert une vieille boîte à clown, avec un petit guignol sur ressort qui sort quand vous l’ouvrez… et c’est l’abbé Pierre qui la lui avait donnée. C’est un cadeau magnifique, qui trône sur une bibliothèque chez moi.  Globalement, cette année, la majorité des invités ont joué le jeu et sont venus avec un objet personnel : Stéphane Bern avec un chapelet qu’il avait rapporté de Grèce, Patrick Sébastien avec un dessin réalisé par sa fille…

Quel est l’invité le plus drôle que vous avez reçu ?
On a beaucoup ri avec Kad Merad. Il a profité du direct pour tenir la porte, ça a duré cinq minutes avant qu’il rentre dans le loft, et ensuite ça a été un festival. L’avantage avec lui, c’est qu’il est à la ville comme à la scène, donc ça a été un merveilleux moment, ex aequo avec Valérie Lemercier, qui est passée en cuisine et a enfilé un tablier !

Le plus émouvant ?
Je ne dis pas ça parce qu’il nous a quittés cet été, mais Bernard Giraudeau a été un moment émouvant de l’émission. Il est revenu sur sa maladie, sur les associations dont il s’occupait et sur le recul qu’il avait sur son métier et les femmes. Se livrer à l’antenne comme ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Le deuxième a été Gilbert Montagné, que j’adore depuis gamine. Enfin, je dirais Jean d’Ormesson. J’avais énormément le trac avant l’émission parce que c’est un grand monsieur, mais ce qui est formidable, c’est que vous pouvez mettre en face de lui n’importe quelle personne, de n’importe quel milieu social, il s’adapte et il est accessible.

Et enfin celui que vous rêvez de recevoir ?
Je n’ai pas de desiderata parce que cette année, quels que soient les invités, leur âge, le fait qu’ils soient en période de promotion ou non, j’ai autant apprécié Bernard-Henri Lévy que Valéry Giscard d’Estaing ou Vincent Cassel. Ils sont tous aussi enrichissants les uns que les autres, et l’éclectisme est aussi ce qui fait le succès de C à vous.

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*Titre provisoire
Propos recueillis par Stéphanie Thonnet - France 5
Crédit Photo : France 5/Nathalie Guyon

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