Arthur va donc vivre auprès de Rosauro, René et leurs familles. Il va partager leur quotidien, découvrir leur mode de vie et leurs croyances.
Mais il va surtout découvrir leur secret, leur force vitale : l’ayni, l’entraide. Une réciprocité à laquelle ils doivent leur survie. Ici, depuis toujours, les services sont rendus. Mais, depuis peu, ils commencent à se monnayer et c’est l’équilibre fragile de ce mode de vie ancestral qui est aujourd’hui menacé. Dans les montagnes, les Quechuas élèvent traditionnellement des lamas et des alpagas pour leur laine et leur viande. Ces animaux vivent en haute altitude ce qui oblige les hommes à s’établir sur des terres arides où rien ne pousse ou presque.
Pourtant, les Quechuas sont également agriculteurs. Ils réussissent l’exploit de cultiver un véritable trésor : la pomme de terre. Plus qu’un aliment, la pomme de terre est l’emblème de la culture andine, elle symbolise la fertilité. Certaines sont même sacrées. Elles sont offertes à la Pachamama, « la terre mère », pour la remercier de ses bienfaits et implorer sa protection pour la récolte à venir.
Au quotidien, les Quechuas vénèrent la Nature sous toutes ses formes. Pour eux, les montagnes sont des Dieux et ils n’hésitent pas à effectuer un long voyage et à gravir des sommets vertigineux pour recueillir la glace sacrée qui bénira leur troupeau et leur terre.
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Crédit Photo : France2/Jean Michel Turpin/Adenium